Histoire & Traditions

Mentionné dès 1150, Lompnas se trouvait sur la frontière contestée entre les terres du comte de Savoie et des possessions du Dauphin. En 1400, le village était inféodé aux Groslée avec la seigneurie de Lhuis.

Les saints de Chanaux

 

Les vieux patoisants racontaient volontiers la dispute qui s'était élevée entre les gens de Lonas et ceux d'Innimont au sujet de la propriété des prairies des Chanaux. Pour se départager, on décida de s'en remettre à l'arbitrage des saints patrons portés en procession sur les lieux. "- A qui est Chanaux ?" demanda-t-on à l'effigie de saint Laurent. Il n'y eut pas de réponse. On se tourna alors vers saint Jacques. Mais entre temps, un petit homme s'était glissé sous le brancard du saint patron de Lonas. "- A qui donc est Chanaux ? - A ceux de Lonas" répondit fermement le saint de bois, mettant ainsi un terme à la querelle. Et les vieux conteurs, en souriant, laissaient à l'auditoire le soin de juger des plus honnêtes et des plus "coquins"...

​La Fête de Saint-Vincent

En janvier, la fête du saint patron des vignerons. Traditionellement les trois grandes fêtes du village étaient la Saint-Vincent le 22 janvier, la foire du 16 mars et la vogue pour la Saint-Jacques en juillet. Seule la Saint-Vincent a survécu, malgré la disparition du travail de la vigne. C'est une fête très traditionelle dans notre village. Nous avons conservé les rites ancestraux et nous célébrons tel que le faisaient nos parents et nos grands-parents. Si la St Vincent est beaucoup célébrée dans les villages alentours, c'est à Lompnas qu'elle est restée dans le plus pure tradition. Elle continue à réunir les gens de Lompnas et leurs parents et les amis des villages voisins venus déguster les crêpes offertes à tous. En 1958, M. Jacques Paul Dubreuil décrivait ainsi cette organisation: " Chaque famille a son tour de Saint-Vincent. Le patron désigné l'année précédente, porte sur la tête une pyramide de brioche, le pain bénit ; un proche porte le bouquet, bâti orné de raisins ; deux autres véhiculent une bonbonne de vin. Le cortège arrive à l'église, suivi par la grosse caisse et les tambours. Le curé prononce un sermon de circonstance et, après l'Evangile, bénit le pain et le vin. A l'Elévation, un roulement de tambours fait trembler les voûtes. Le cortège, à la sortie de l'église, se rend au domicile de celui qui doit organiser la cérémonie l'année suivante. Tout le village est déjà là, car l'heureux élu offre cette année les matefaims. Puis on repart chez celui qui offrira les matefaims l'année suivante et le pain bénit dans deux ans". D'après De la Grande Margot à la Saint-Vincent.

 

Les Mais

La tradition des arbres de mai se perpétue. L'année de leurs vingt ans, le 1er mai au matin, les jeunes filles découvrent, planté dans leur cour, un grand sapin écorcé encore orné d'un toupet et fleuri au sommet. Il a été dressé là par les jeunes gens pendant la nuit, le plus discrètement possible. Une petite fête est alors offerte par les jeunes filles qui doivent "arroser leur mai" en gage de vraie surprise et en remerciement.

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